dimanche 11 août 2013

Ecriture et corrections


Tous les auteurs vous le diront, avec la page blanche, leur pire ennemi est la procrastination, et rien n’incite plus à procrastiner que d’être chez soi, où il y aura toujours d’autres choses à faire ou des distractions bien tentantes (les accros à Internet me comprendront !).

Donc, ma méthode la plus efficace pour être sûre de ne pas céder à la tentation de faire autre chose que d’écrire ou corriger mon texte, c’est d’aller travailler dans un endroit où je serai obligée de m’y mettre, puisqu’il n’y aura ni Internet, ni télévision ou quoi que ce soit d’autre pour me distraire !
Et pour ça, j’ai quelques endroits de prédilection où je sais que je serai tranquille pour avancer sur mes textes, une salle de bibliothèque ou les cafés de mes musées préférés, où je peux en même temps boire un verre ou savourer une douceur (il faut bien du carburant pour écrire, l’inspiration ne suffit pas).

Et si vous vous demandez à quoi peut ressembler le brouillon d’un écrivain qui retravaille des chapitres déjà écrits (j’avais avancé environ les deux tiers du tome 2 avant de publier le tome 1 de « La Septième Prophétie », maintenant je suis en train de les réécrire pour coller aux dernières modifications apportées au tome 1), en voilà un exemple (vous constaterez que le rouge est ma couleur préférée) :




Comme quoi un texte n’est jamais figé, à chaque fois que je repasse sur une page, j’ai envie d’y apporter des modifications (là j’avoue, sur cette page-là, j’ai fait assez fort quand même…)
Et encore, je pense que quand j’y repasserai à ma prochaine relecture, elle aura droit à de nouvelles corrections !

Résultat final dans quelques mois !

Sous les remparts




Une fois de plus, Rhodes m'a servi de source d'inspiration pour un autre décor du roman, le souterrain où Heta rencontre ses compagnons d'esclavage pour discuter loin des oreilles indiscrètes.

J'ai découvert ces tunnels en me promenant dans les fossés qui entourent la vieille ville de Rhodes, qui m'ont semblé très adaptés à Ranxora. 
Pour passer des fossés à la ville, on traverse ces tunnels creusés au pied des remparts, la plupart du temps peu éclairés, une sensation parfois étrange et excitante, qui m'a semblé très adaptée pour mes personnages.

La physionomie de Ranxora a d'ailleurs changé au cours de ce voyage, les fossés intérieurs ont été rajoutés à ce moment-là, quand ceux de Rhodes m'ont donné le bon exemple d'une ville fortifiée pour résister à l'envahisseur.

D'autres photos des fossés prochainement.


Quelques photos des tunnels prises au cours de mes promenades là-bas :












L’extrait où Heta découvre leur existence :

Cette nuit-là, Heta s’allongea sur sa couche, feignant de dormir, fermement décidée à saisir sa chance, et guetta la direction où ils avaient disparu la veille. Bientôt, le même manège recommença et elle les vit s’évanouir hors de sa vue. Le cœur battant, elle se leva à toute vitesse, sans faire de bruit, et traversa le baraquement aussi discrètement que possible jusqu’à l’endroit où ils avaient disparu. Elle toucha doucement le mur et découvrit qu’un morceau de tissu le recouvrait ; elle le souleva et mit à jour une petite ouverture, suffisamment large pour qu’elle puisse y passer. Sans réfléchir, elle s’y engouffra et se retrouva dans un étroit passage entre la muraille et le baraquement. Elle aperçut à la lumière voilée de la Déesse Lune les deux silhouettes longer les remparts, avant de disparaître soudain à gauche, comme par magie. Heta attendit quelques secondes, le pouls battant à toute vitesse, se demandant ce qu’elle devait faire. Juste après, surmontant son hésitation, elle se lança à leur poursuite. Elle jeta un regard craintif vers le haut des remparts, où patrouillaient quelques sentinelles isolées. Elle s’aplatit contre le mur et s’efforça d’avancer rapidement sans se faire voir, en tâtonnant le long de la muraille pour trouver l’endroit où les deux hommes avaient disparu. Soudain, sa main ne rencontra que du vide et Heta s’y glissa, découvrant un tunnel qui s’enfonçait sous les remparts ; elle se demanda où il menait car l’obscurité y régnait. Elle avait à peine fait quelques pas qu’elle se retrouva violemment agrippée, tandis qu’une main lui bâillonnait la bouche et qu’on l’entraînait plus profondément dans le passage. Un instant tentée de résister, elle pensa qu’il valait mieux se montrer docile le temps de pouvoir s’expliquer. Au bout de quelques mètres, Heta se retrouva assise de force sur le sol, appuyée contre la muraille ; celui qui l’avait amenée là gardait sa main sur sa bouche, pour l’empêcher de crier. Elle sentit un souffle chaud dans son cou qui lui donna la chair de poule, avant qu’une voix masculine grondante, dans laquelle pointait une menace, murmure à son oreille :
« Je vais retirer ma main. Si tu essaies de crier, ce sera la dernière chose que tu feras avant de mourir. Tu m’as compris ? »

dimanche 4 août 2013

Le Temple de la Déesse Lune



Voici un autre lieu visité à Rhodes qui m’a inspiré un des décors de la Septième Prophétie, le Temple de la Déesse Lune.
Il s’agit du monastère de Filerimos, construit en haut d’une colline, avec une très belle vue sur les environs.

J’ai d’ailleurs écrit la scène où Orlanne s’y repose et l’observe sur le site, assise à l’ombre au pied d’un escalier pendant une heure.

Quelques photos de Filerimos pour vous montrer le modèle :








Et l’extrait où on le découvre au travers du regard d’Orlanne :

Le soir n’était pas encore tombé et Orlanne n’avait pas envie de s’enfermer dans l’auberge tout de suite. Elle s’assit sur un banc dans un coin de la cour et observa les lieux autour d’elle, ce qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de faire. Elle songea qu’à première vue, l’endroit ressemblait plus à une forteresse qu’à un temple. De chaque côté de la grande porte d’entrée, deux tours carrées portant le blason de la Déesse se dressaient. Au sommet, des arcades ouvertes, surmontées d’un dôme de tuiles rouges, permettaient de guetter les alentours. La surveillance était assurée par les Vigilantes, d’anciennes novices qui avaient renoncé à devenir prêtresses, mais restaient au Temple pour en être les gardiennes. De chaque tour partait un rempart qui encerclait toute la cour et rejoignait deux autres tours carrées. Celles-ci encadraient un pont de bois fortifié qui enjambait un fossé et menait à la seconde partie du Temple, réservée aux prêtresses : des murailles de pierre blanche cachaient ses bâtiments où la plupart des pèlerins ne pénétraient jamais. Une lourde porte de bois recouverte de plaques d’argent en gardait l’accès. Des Vigilantes, postées à chaque extrémité du pont, en filtraient l’entrée : seules les prêtresses et quelques novices obtenaient l’autorisation de traverser et d’emprunter la petite porte latérale qui permettait d’y pénétrer. Orlanne songea qu’elle ne verrait probablement jamais ce qui se cachait derrière ces murailles. Elle reporta son attention sur la cour où elle se trouvait. Quelques arbres, ici et là, donnaient un peu d’ombre quand le soleil était au zénith, et des bancs circulaires autour de leur tronc accueillaient ceux qui voulaient en profiter. Tout autour de la place, les bâtiments à un étage étaient édifiés sur le même plan. Au rez-de-chaussée, des arcades surmontées d’un auvent de tuiles rouges donnaient sur le couloir d’accès aux différents édifices. À l’étage, un peu en retrait, se trouvait une seconde série d’arcades qui menaient à d’autres pièces. Tous les bâtiments n’avaient pas la même fonction : il y avait l’hospice où elle avait passé la nuit, deux temples, mais aussi des ateliers et même une forge, car tout ce que portaient les prêtresses et les Vigilantes, des vêtements aux armes, était fabriqué ici. Un entrepôt abritait les réserves. Enfin, près de l’accès à la partie interdite, se dressait un bâtiment plus imposant, de forme rectangulaire, avec deux arcades au rez-de-chaussée. Un escalier extérieur menait à un palier couvert. Quelques fenêtres entourées de frises sculptées et ornées de vitraux blancs et argent perçaient ses murs. Sur l’auvent, une structure crénelée abritait une cloche entourée d’oriflammes aux couleurs de la Déesse, blanc et argent. Orlanne supposa que cet édifice abritait l’administration des lieux.
La jeune femme se levait pour rentrer quand elle remarqua un passage entre deux bâtiments. Curieuse, elle y dirigea ses pas et franchit une grille ouvragée qui était ouverte, découvrant un cloître adossé à la muraille. Au centre de l’espace pavé de galets qui formaient une mosaïque, une petite fontaine permettait de se rafraîchir. Dans les quatre angles de la cour, des arbustes aux fleurs violettes grimpaient de gros pots de terre cuite et enlaçaient les piliers de leurs branches. Des bancs disposés le long des murets invitaient les visiteurs à profiter du calme. Orlanne n’y résista pas et s’assit sur l’un d’eux, s’appuyant contre la colonne derrière elle. L’endroit était désert et rien ne venait en troubler la paix. La jeune femme, qui avait l’habitude au manoir d’être toujours occupée, de passer ses journées à s’entraîner, chasser ou chevaucher aux alentours avec Alban, se surprit à apprécier ce moment de sérénité. Elle ferma les yeux en respirant profondément : le parfum des fleurs se mêlait à celui de l’encens qui brûlait dans le temple voisin, et ces odeurs renforçaient l’impression de plénitude qu’elle ressentait. Elle resta ainsi un long moment, regrettant de ne pouvoir partager avec Alban ce lieu si enchanteur. Elle se promit de le lui décrire à son retour, pour lui faire partager son voyage.

jeudi 1 août 2013

Visite chez Orlanne


Lors de mon séjour à Rhodes l'année dernière, la visite de l'Hospice Sainte Catherine m'a directement inspiré la décoration du manoir d'Ornan de Flavy, et j'ai eu l'impression de me promener à l'intérieur de mon roman... 
Je m'attendais presque à voir Orlanne et Alban passer l'une des portes pour venir m'accueillir !

Quelques photos pour vous mettre dans l'ambiance :







 




Et pour terminer, un extrait du chapitre où apparaît l'endroit :

 

La douleur et la peur… Ces deux sensations firent ouvrir les yeux à Orlanne, qui se demanda où elle se trouvait. Elle était allongée par terre et avait mal à la tête ; elle toucha son front mouillé et le frotta légèrement, grimaçant quand ses doigts rencontrèrent la plaie d’où s’écoulait un liquide poisseux. La jeune femme baissa sa main et réalisa avec horreur qu’elle était couverte de sang. Elle parcourut l’endroit du regard, tandis que la panique s’emparait d’elle et accélérait les battements de son cœur. Elle reconnut la grande salle pavée de mosaïques, aux fenêtres basses encadrées de bancs de pierre : elle était chez elle, dans la maison d’Ornan. Elle examina les environs en s’asseyant maladroitement, s’efforçant de ne pas aggraver sa blessure, et remarqua de longues traces rouges sur le sol, tandis que des cris parvenaient à ses oreilles bourdonnantes. Orlanne arracha son écharpe et en fit une compresse pour arrêter le saignement. Elle se releva en titubant, suivant les traînées de sang jusqu’à sa chambre, et poussa un cri en arrivant sur le seuil : le baldaquin de son lit avait été arraché et s’était effondré sur les carreaux de faïence du sol. Empêtré au milieu du tissu, lardé de coups, le corps sans vie de leur intendante fixait le plafond de ses yeux vitreux, tandis qu’une mare de sang s’étalait autour d’elle. Orlanne s’appuya contre le chambranle de la porte et se mit à trembler violemment. Laissant tomber au sol son pansement improvisé, elle pressa ses deux mains sur son visage ensanglanté en étouffant un sanglot. Elle pensa alors à son père et à son fiancé, trouvant dans son désespoir croissant l’énergie nécessaire pour partir à leur recherche. La jeune femme traversa la grande salle d’un pas inégal, s’appuyant contre les murs pour ne pas tomber, en laissant l’empreinte écarlate de ses paumes sur la pierre blanche. Elle parvint aux arcades du palier du premier étage et descendit l’escalier qui menait à la cour intérieure en s’accrochant à la rambarde. Le bruit augmentait au fur et à mesure qu’elle avançait, couvrant le bourdonnement de ses oreilles : Orlanne entendait des cris qui se mêlaient au fracas des armes. Elle sentit l’odeur du sang tandis qu’elle découvrait, écœurée, les cadavres qui jonchaient l’entrée de la cour. La jeune femme descendait les dernières marches quand une explosion retentit derrière elle : elle dégringola au bas de l’escalier, projetée par la violence d’un souffle brûlant, et son visage heurta brutalement le sol tandis que son corps s’embrasait. Le choc lui fit perdre connaissance et elle sombra dans les ténèbres.
 

mardi 30 juillet 2013

Petit sondage

Ce soir, une petite question pour mes lecteurs : parmi les personnages de La Septième Prophétie, quels sont vos préférés ? (et accessoirement, pourquoi ?)

Personnellement, j'ai mes "chouchous", et je suis curieuse de savoir si les lecteurs ont les mêmes ou non.

A vos claviers ;)

lundi 29 juillet 2013

Merci à Martine FA pour la magnifique couverture qu'elle m'a réalisée, qui résume en une image l'essence du roman, ainsi que pour son article sur son blog :

http://www.martinefa.com/

Je vous invite vivement à aller y découvrir son travail.

vendredi 26 juillet 2013

La Septième Prophétie - Tome 1 - Trois êtres d'exception


Couverture originale de Martine FA


Quatrième de couverture :


Sept prophéties ont été énoncées : six se sont réalisées et la septième, la plus obscure, prend tout son sens quand une bande d’esclaves révoltés ressurgit du désert où tout le monde les croyait morts depuis cinq ans. Sous le nom de Saigneurs des Ténèbres, Ranxor et ses hommes sèment la mort et la terreur dans toutes les provinces du continent d’Ipiros, et rien ni personne ne semble pouvoir les arrêter.
Malgré la peur, ici et là, quelques personnes décident d’agir à leur façon, Aldébaran, le Commandeur d’une des plus grandes provinces, Orlanne, une jeune noble, et l’Égale, une mystérieuse jeune femme accompagnée de quelques amis. Sur les routes ou par les fleuves, tous convergent vers le même but, retrouver Ranxor et le tuer.
Au cœur même de Ranxora, la cité des Saigneurs des Ténèbres, Gwenda, Martus et Heta, prisonniers, tentent de garder espoir et de trouver le moyen de se libérer enfin du joug de leurs ennemis.
Ranxor a entendu parler de l’Égale, qui prêche ouvertement la révolte contre lui et ses hommes. Curieux de découvrir qui elle est, il ordonne de la capturer, alors que Venin, sa sœur, essaie de le convaincre de la nécessité de la tuer.
Qui ressortira vainqueur des affrontements qui s’annoncent ? 


Extrait : 


Le tumulte enflait à l’extérieur de la grande salle et le Commandeur comprit qu’une partie des Saigneurs des Ténèbres avait réussi à forcer le barrage des soldats pour arriver jusqu’à eux. Ses hommes étaient pourtant nombreux et bien entraînés, il ne comprenait pas comment leurs ennemis avaient pu les vaincre si vite. Il se félicita d’avoir gardé son épée avec lui et la tira de son fourreau pour montrer à tous qu’il n’avait pas peur du danger. Lycos prit Laurana dans ses bras et lui donna un rapide baiser, puis l’envoya aider leurs mères à rassembler les plus faibles pour les aider à fuir. Le jeune homme rejoignit son père en courant :
« Que devons-nous faire ?
— Tu vas emmener les femmes dans le souterrain et les protéger.
— Non, je veux me battre avec vous !
— Tu sais bien qu’elles ne pourront pas se défendre seules. Vas-y et ne discute pas, c’est un ordre ! »
Lycos se détourna à regret et rejoignit le petit groupe qui se constituait près d’une fenêtre à l’opposé de l’entrée, pour fuir par le passage secret qui partait de la salle. Au même moment, la porte vola en éclats, projetant au sol les serviteurs qui essayaient de la retenir, et l’enfer se déchaîna. Une vingtaine de soldats vêtus d’armures rouges et noires dégoulinantes de sang, leur épée rougie à la main, surgirent en hurlant et taillèrent en pièces tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin. Les gardes attaquèrent aussitôt, mais leurs armes semblaient rebondir sur l’acier, sans parvenir à l’entamer. Très vite, le combat se révéla inégal et tourna au massacre pour les défenseurs du château. Leurs assaillants s’éparpillèrent dans la salle, livrant passage à deux des leurs. Le premier, de haute taille, portait une armure travaillée au plastron orné d’un dragon menaçant à la gueule grande ouverte, et un heaume surmonté d’une longue queue de loup teintée de sang qui retombait dans son dos. Il tenait à la main droite une épée de taille impressionnante, dont la garde reproduisait le motif de son plastron. L’armure de l’homme qui le suivait était moins décorée, mais dénotait tout de même un rang plus élevé que simple soldat. Un frisson glacé s’empara de tous les convives quand ils comprirent qu’il s’agissait de Ranxor lui-même, le maître des Saigneurs des Ténèbres, et d’un de ses lieutenants. Arondas ne s’y trompa pas : il se précipita aussitôt vers lui pour l’affronter, tandis qu’Aros se lançait dans un combat avec le second homme. Le Commandeur frappa Ranxor en cherchant à atteindre son cou. Ce dernier para aussitôt l’attaque de sa lame trempée de sang, en bloquant l’arme, et laissa éclater un rire mauvais qui résonna de façon métallique derrière la visière abaissée :
« Pauvre fou, espères-tu vraiment pouvoir me vaincre ? Ne sais-tu pas que Vulcor et Aguerra m’ont rendu invincible, ainsi que tous mes soldats ?
— Balivernes, tu n’es qu’un homme et tes dieux démoniaques ne peuvent rien contre la puissance des nôtres !
— Tes dieux seront bientôt réduits en poussière, tout comme ce château et ses habitants d’ici un instant ! »
Dégageant son épée d’un geste si rapide qu’Arondas en perdit l’équilibre, Ranxor en enfonça la lame dans son ventre, le transperçant de part en part. Le Commandeur poussa un cri étranglé ; il aperçut Aros tomber à terre, mortellement touché par son ennemi. Sous la douleur, Arondas lâcha son arme. Ranxor la rattrapa de la main gauche avant qu’elle ne touche le sol et la planta dans la poitrine de son adversaire, lui arrachant un nouveau râle. Il retira en même temps les deux lames et le sang se mit à couler à flots, giclant sur son armure qui sembla s’en gorger. Alors que le Commandeur tombait à genoux et essayait d’arrêter l’hémorragie en pressant ses blessures de façon convulsive, son adversaire croisa les deux épées sur sa gorge et, d’un coup puissant, le décapita net. Le combat était terminé, la croisade d’Arondas de Seliny achevée avant même d’avoir commencé.